Hell - Lolita Pille

Hell - Lolita Pille
" Aime-la, cette fille, petit con, aime la car elle pourra peut-être enfin te faire aimer la vie. [...] Tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. [...] Tu seras un cliché vivant. [...] Je me souviens de ma fuite, [...] c'est ma faute. J'ai voulu en finir sous prétexte qu'on se détrusait mutuellement, j'ai été l'artisan de notre échec, j'ai travaillé à mon propre malheur. [...] C'est FINI. Lui est maqué avec une *pétasse* et moi je suis comme une conne chez moi un samedi soir. Je n'ai pas envie de sortir, je n'ai envie de voir personne, juste lui. [...] Il me manque. [...] Après tout, qu'est ce qui m'empêche d'aller tout lui avouer? Lui avouer pourquoi je suis partie, et que je lui ai dit toutes ces saloperies la dernière fois parce que j'étais malheureuse, jalouse et paumée [...] Je t'aime, c'est rien, c'est tout, je ne lui ai jamais dit.

Je l'ai baisée [...] alors que j'avais envie de lui crier que je l'aimais. Puis je lui ai expliqué que j'étais fou amoureux de Diane, qu'elle était l'amour de ma vie. [...] Tout ce que je voulais, c'était l'atteindre, voir briller des putains de larmes dans ses yeux, qu'elle crit, qu'elle hurle, qu'elle fasse une crise. Elle s'est levée [...] et m'a démontré par a + b l'être minable que je suis. Et je l'ai laissée.

Le vide, on ne peut le décrire. Juste ses effets.

Je me mets au volant de ma caisse, j'écoute la BO de Cruel Intention C'est Hell qui m'a offert le CD [...]Paris défile sous mes yeux, [...] je décide de ne pas rentrer chez moi [...] Je peux foncer en toute sécurité. J'aime Paris. [...] La vitesse me grise. J'en ai marre j'en peux plus. [...] Demain, je bazarde ma fierté de con qui sert à rien, et je lui avoue la vérité, je lui dis à qu'elle point je l'aime, que je n'ai jamais cessé de l'aimer. [...] Un feu rouge. Jamais personne. De toute façon, peut pas m'arrêter Roule trop vite. Une voiture noire sur la gauche. Elle roule vite aussi. Le plus beau moment de sa chanson. Je n'ai que le temps de monter le son au maximum avant de sentir mon pare-brise exploser, ma portière exploser et moi...

Je pense à lui sereine, lui intrigué, attiré. Je pense à l'étincelle qui brille dans ses yeux, sa voix, sa moue d'enfant, ses colères [...] Mon portable sonne. J'ai un message [...] Une phrase, une seule. Je la lis. Je la relis. J'ai trop pleuré. Je ne peux plus. [...] Je m'éffondre [...] hurle une plainte incohérente. Je crie la fin d'un rêve, je crie la fin du monde. Je crie la fin de l'homme que j'aime [...] Mort sur le coup. Mort.[...] Je crie ma détresse, ma douleur, mon amour, mon amour, mon amour...

Il est mort et plus rien n'a de sens pour moi.
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# Posté le jeudi 27 mars 2008 06:10

Hell - Lolita Pille

Hell - Lolita Pille
On vit.. comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans interet. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'eternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulierement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis on qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserais sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'à ce que le sang gicle.... On tente de se distraire, on fait la fete, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maitrise. On roule trop vite, on frole l'accident. On prend trop de coke, on frole l'overdose. Sa fait peur au parents, des gènes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégenerent à ce point-là, c'est quand meme incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais la, qui ne disent rien, mais qui signe le chèque a la fin du mois. Et on les deteste parce qu'ils donnent tant et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir se qui compte vraiment, justement. Les limites s'estompent. On est comme un electron libre. On a une carte de crédit a la place du cerveaux, un aspirateur a la place du nez et rien a la place du coeur, on va en boite plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons que de vrais amis, et deux cent numéros dans notre repertoire qu'on n'appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on n'a pas le droit de s'en plaindre, parce qu'il parait qu'on a tout pour etre heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures a la place du ciel, repus, bourés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres..

# Posté le dimanche 09 décembre 2007 14:19

My Fake Come Back !!!

My Fake Come Back !!!
Ne pourrait-on pas écrire une loi contre les gens qui n'en peuvent plus de sourire contre le sens du vent.Ne pourrait-on pas vomir un peu plus décemment, sur le coeur inaudible des adolescents. Je n'en peux plus de vivre notre anéantissement, trop blasé des histoires qui ne sonnent jamais vraiment. Je m'en fous et je me casse si tu pleures c'est marrant. Le bonheur sans histoire ça me parait très chiant. Mon ami est allé cracher contre le vent, dépouillé, dépouillé furent toutes ces dents. Ton amour s'effondrait, le vent ne m'en voudra pas, d'effacer, d'effacer, ce qu'il reste de toi. Mais à force d'y croire on finirait par vraiment, s'oublier, s'oublier et un peu plus calmement. Bien trop comme livré, mais dedans tes soupirs. Je bois trop, je m'abstiens. Mais ne veux pas partir. Ton sourire, ton sourire. Mais qui de nous deux pense ça. Je te quitte pour un monde pour mieux pleurer sans ta voix. Je préfère m'isoler car au moins je pense. Notions de liberté, illustres condoléances. Mon ami est allé cracher contre le temps cruauté, cruauté me chante calmement. Mon amour s'effondrait, le vent ne m'en voudra pas, d'effacer, d'effacer ce qu'ils ravivent parfois. Je n'entends plus vraiment. Criés encore et encore, le c½ur pleurnichant et puisqu'on est mieux dehors. Je n'entends plus vraiment. Criés encore et encore, le c½ur pleurnichant, quelques ordures quelques méandres, quelques ordures, quelques méandres. Excuse nous les guerres, celles qui ne pardonnent pas . Esquissons nous les fièvres de la mégalomania. Ecorchons nous les gueules. Sans attendre le grand froid. Les remords, la douleurs ne sont plus de nos lois. Et toi t'as l'air si fier de crever au combat. Et toi t'as l'air si fier, et toi t'as pas l'air comme ça. J'imaginais bien le pire, toi t'as tout calculé. On s'inquiète je vous jure, je ne fais que vous aimer. Ne fait que vous aimer. BB Brunes, Confusions printannières.

# Posté le dimanche 09 décembre 2007 13:43